Ramadan, mois béni en Islam regorge de beaucoup de bénédictions dans bien d’adoration et de comportement. Mais cette quête des grâces de Dieu reste problématique pour la gente féminine à cheval entre la vie active, les tâches ménagères et les contraintes culinaires du mois de jeûne. Ainsi, nous nous sommes intéressés à ces femmes soucieuses du bien-être de leurs familles et de l’obéissance de leur Créateur pendant Ramadan.

Assise sur sa machine à coudre dans son atelier sis à Abobo, Yéo Aminata, attend son heure de descente pour se rendre à son domicile et s’occuper des tâches ménagères. Elle nous explique son  quotidien. ‘‘ Je viens au travail à 6h et je me retourne à 17h pour m’occuper de mes tâches ménagères jusqu’à 21h, 22 h avant d’aller me coucher. Et le matin, on reprend les activités’’.

Dans la quête des bonnes actions pendant ce mois, les femmes restent au cœur de la mise en place d’un cadre commode et agréable dans les foyers pour l’atteinte des objectifs religieux. Mais de plus en plus bien de femme sont appelé à exercer dans la vie active. Comment arrivent-elles à concilier jeûne et travail ? Comment réussissent-elles à s’attirer les faveurs de leurs créateurs? Comment concilier les différents rôles dans la société tout en accomplissant son devoir en tant que musulman en ce mois de jeûne ? Tout réside dans l’organisation, nous dit Diarroussaba Fatoumata, élève fonctionnaire à l’ENS, mère de deux enfants, ‘‘ le mois de Ramadan se prépare deux jours avant, avec le nettoyage de la maison et la mise en place de l’organisation’’. La couturière, quant à elle, trouve du temps dans cette journée bien remplie par le travail, les tâches ménagères et les soins des enfants pour ses actes d’adoration afin de bénéficier des mérites du mois de Ramadan. ‘‘ C’est pas facile, mais on fait avec, je fais de sorte qu’après les travaux, je fais mes prières surérogatoires entre 21h et 22h avant d’aller me coucher’’.

L’acte d’adoration ne se résume pas uniquement aux prières surérogatoires ou à la lecture du Coran. La femme tire des mérites dans d’autres activités, en témoigne Traoré Magané Mayenda, membre de la LIPCI et Présidente de l’Union des Femmes enseignante des Établissements Confessionnels de Côte d’Ivoire. Pour elle, ‘‘ le Prophète (saw) nous dit que celui qui donne une datte à un jeûner a des mérites. Donc imaginer ceux d’une femme qui préparent pour toute une famille’’. Et Mme Traoré Magané Mayenda, d’ajouter que ‘‘ faire le zikr ne signifie pas forcément d’aller dans un endroit clore, les femmes peuvent le faire partout sauf dans les toilettes, même en faisant ses tâches ménagères’’.

Traoré Magané Mayenda de conclure en ce prononçant sur l’utilisation de médicament pour jeûner tout le mois de Ramadan sans interruption. Pour elle, l’avènement des menstrues est naturel et reste une prescription divine pour les femmes. De ce fait, il n’est pas nécessaire de chercher des voies et moyens pour les retarder au risque de se créer des problèmes gynécologique. Le mieux, est de prendre contact avec un médecin.

Comme on le voit, le Ramadan se compose également au féminin. Une place qui mérite reconnaissance auprès des hommes.

Sidibé Ramatou