Le président de l’association Tidjanya Hamahoullah le Cheick Modibo Sidibe Alpha, appelle l’ensemble des musulmans à l’union. C’est à l’occasion de la traditionnelle commémoration de la naissance du prophète Mouhamed avec pour thème central cette année : « Pratiques actuelles des musulmans sont elles fidèles à l’héritage du prophète Mouhamad (saw) » ? organisé du 02  au 4 février dernier à Agnibilékrou. 

La 16è édition du Maoulid à Agnibilékrou s’est déroulée dans une ambiance festive et religieuse. Une édition marquée par l’opération de dépistage contre le diabète, la tension artérielle et l’obésité avec plus de 100 patients. Pour le président du comité d’organisation el Hadj Touré Abou  cette opération répond à un souci de donner la chance aux populations d’Agnibilékrou de bénéficier de dépistage gratuit  car chaque année ils permettre aux populations Abidjannaises de se faire dépister. Il entend   chaque année innover au court de ce rassemblement spirituel tout en lançant un appel à la communauté musulmane à s’engager pour la cause de l’Islam.

Venu de plusieurs villes de l’intérieur et de certains pays voisins, notamment du Mali, du Ghana et du Burkina Faso, l’ensemble des musulmans a été appelé à l’union par le président de l’association Tidjanya Hamahoullah le Cheick Modibo Sidibé Alpha l’union étant le gage d’une communauté plus forte « Que chacun puisse tisser des liens de sincérité. Du moment où nous avons tété le même sein, celui de l’attestation de la foi en Allah. Nous devons faire la culture de l’entente dans notre religion et pour cela nous devons nous aimer les uns les autres. Le prophète Mohammad (Saw) est le guide de tout le monde que vous soyez tijanits, sunnites, sufis. Il n’y a pas de différence entre les musulmans. »

Et d’ajouter que « la pratique  actuelle des musulmans n’est pas fidèle à l’héritage du Prophète Mouhammad car la différence entre nous et nos ancêtres  c’est  que ceux-ci n’étaient pas envieux et n’agissaient pas par ostentation. Lorsqu’ils tissaient une amitié, elle était sincère, lorsqu’ils concluaient un mariage, il était solide. Tout ce qu’ils faisaient, ils le faisaient pour Allah et par Allah. Et lorsque nous sommes musulmans, nous devons nous inscrire dans cette logique. Nous pouvons dire que les nouvelles générations ont raté cette vocation car elles n’incarnent pas ces différentes valeurs. Pour réussir à marcher dans cette droiture, nous devons prendre l’exemple des savants ».

C’est par des bénédictions que le rideau est tombé sur la 16ème édition commémorative de la naissance du prophète Mouhammad.

Kamara Lanciné, envoyé spécial à Agnibilékrou