Dans quelques jours seulement, les 5 600 pèlerins ivoiriens vont entamer leur départ pour le royaume d’Arabie saoudite en vue d’accomplir le 5è pilier de l’Islam. Parmi les acteurs impliqués dans l’organisation du Hadj, figure en bonne place le Consul général de Côte d’Ivoire à Djeddah, Dr Cissé Abdoul Karim rassure les pèlerins sur le processus de prise en charge pendant tout le séjour.

Radio Al Bayane : Dr Cissé Abdoul Karim, comment se prépare l’arrivée des pèlerins en terre sainte ?

Dr Cissé Abdoul Karim : Les choses se passent plutôt bien, parce que toutes les conditions autour du transport aérien sous la houlette de la direction  générale des Cultes, les contrats des transports aériens ont été bouclés avec notre compagnie nationale Air Côte d’Ivoire. En ce qui concerne l’Arabie Saoudite, les réservations d’hôtels ont été faites aussi bien à Médine qu’à la Mecque. A Médine cette année nous avons  quatre immeubles donc de 4 à 5 étoiles qui ont été réquisitionnés pour abriter le séjour de nos parents. A la Mecque, depuis au moins deux à trois ans, nous avons deux immeubles qui vont accueillir nos parents. Les conditions d’hébergement et de restauration étant réunies, il reste l’ensemble des procès concernant les relations avec tous les partenaires techniques et privés en Arabie Saoudite. C’est pour vous dire que l’essentiel du travail a été fait. Nous attendons donc impatiemment l’arrivée de nos pèlerins pour les conduire.

RAB : Est-ce que les pèlerins convoyés par les organisations privées du hadj sont pris en compte par le Consulat général ?

Dr Cissé Abdoul Karim  : Absolument  le Consulat général est une institution de l’Etat de Côte d’Ivoire qui a pour mission d’apporter assistance aussi bien aux ivoiriens résidents que ceux qui sont  dont de passage c’est-à-dire dans la circonscription consulaire c’est-à-dire Djeddah, Médine et la Mecque. Donc ce n’est pas une activité qui est circonscrite uniquement qu’aux pèlerins étatiques. L’ensemble des organisateurs privés qui sont dix sept au total sont déjà passés pour faire l’ensemble de leur procédure. C’est nous qui les accompagnons pour pourvoir rentrer en contact avec l’institut technique du ministère du Hadj et de la Oumra pour pouvoir confirmer leur participation parmi les organisateurs du pèlerinage.

RAB : Est-ce que vous avez des consignes à donner aux futurs pèlerins Ivoiriens ?

Dr Cissé Abdoul Karim : Je leur demande de rester à l’écoute du Commissariat du Hadj. Ce sont donc des consignes d’hygiènes, d’apprentissage du risque mais également des consignes de comportements dans le groupe parce qu’il faut rester discipliner, il faut respecter les consignes du pays d’accueil. Il faut respecter les consignes de l’encadrement de manière à faciliter la tâche aussi bien à l’encadrement qu’au pèlerin lui-même. En outre, il y a des difficultés que le Consulat rencontre lorsque bien souvent nous avons des pèlerins qui ont des conduites condamnables ou bien nous sommes tout le temps entrain de prendre contact avec les autorités saoudiennes pour pouvoir rattraper les écarts de conduite ou alors pour leur présenter des excuses pour ceux qui seraient en contradiction avec la loi saoudienne.  Pour me résumer, il faut savoir respecter les encadrements, écouter religieusement tout ce que on se dit et ne pas s’ isoler. Ne pas privilégier les activités commerciales au détriment des activités à caractère religieux. On a tout le temps d’aller faire du commerce après l’accomplissement du Hadj.

Propos recueillis par Abdoul Hakim